Pistes de corrigé sur Vendredi ou les limbes du Pacifique

Publié le par Yann Le Texier

Michel Tournier
Michel Tournier

I- Le regard sur l'autre

a) La solitude de Robinson :

La reprise par Tournier du roman de Defoe repose en grande partie par le postulat de base de ce roman : un homme laissé seul dans un univers clos, désert (avant l'arrivée de Vendredi). Defoe montrait un occidental reproduisant son univers, ayant la capacité à survivre dans son nouvel environnement. Tournier s'attache notamment à montrer que l'homme est avant tout un animal social et que l'absence de contact humain fait en quelque sorte disparaître. Robinson l'écrit : exister est « être dehors […]. Ce qui est à l'intérieur n'existe pas » (p. 136) : « moi-même je n'existe qu'en m'évadant de moi-même vers autrui » (p. 136). Ainsi, le roman de Tournier explore les affres de la solitude puis la relation humaine retrouvée quand Vendredi le rejoint, relation humaine changeante, de l'inégalité à une complicité entre eux deux.

Robinson évoque fréquemment dans son log-book cette solitude imposée : « Et je suis entré en solitude, comme on entre tout naturellement en religion […], la nuit où La Virginie a achevé sa carrière sur les récifs de Speranza. » (p. 89). Elle devient « son épouse implacable » (p. 45). Il observe dans la première partie du roman « le processus de déshumanisation » qu'elle engendre (p. 56).

- Robinson est en quelque sorte mort pour ses amis, sa famille : « Cela seul suffit (non certes à me tuer) mais à me repousser aux confins de la vie, dans un lieu suspendu entre ciel et enfers, dans les limbes, en somme. » (p. 137).

- Le regard dans le miroir ne lui donne plus sensation de se reconnaître lui-même et il se l'explique par le fait que « notre visage est cette partie de notre chair que modèle et remodèle, réchauffe et anime sans cesse la présence de nos semblables. » (p. 95)

- Il est à un moment diminué physiquement, ne pouvant plus marcher debout, et cet état de fait lui semble lié à sa solitude : « l'homme est semblable à ces blessés […] qui demeurent debout aussi longtemps que la foule les soutient […] mais qui glissent à terre dès qu'elle se disperse (p. 40)

- Les passages dans la souille sont ceux où Robinson n'existe plus : il y est un « homme effacé » (p. 41), replié sur lui-même et ses souvenirs, coupé du présent.

- Dans la grotte, il en est parfois de même : « Pourquoi faut-il qu'au cœur de la nuit je me laisse de surcroît couler si loin, si profond dans le noir ? Il se pourrait bien qu'un jour, je disparaisse sans trace »(p. 90)

- Le monde extérieur, les objets, la nature de l'île se trouvent eux-mêmes dénaturés par la solitude car ils ne sont plus perçus dans le cadre du point de vue humain (p. 57), sinon du seul point de vue de Robinson.

- Le langage devient aussi problématique, puisque destiné en premier lieu à la communication inter-humaine (p. 72-73). Le log-book est une manière de conserver cette faculté humaine. Le langage est aussi une manière de rendre intelligible ce qui nous entoure. Pour Robinson, l'absence d'échange avec autrui le fait douter de ses propres sens, de sa perception de son environnement (p. 58).

- Il va rechercher sans cesse à retrouver une forme de relation à autrui : le chien Tenn, par son « sourire » (p. 95-96), lui offre l'occasion de retrouver une forme de présence, d'humanité. L'île elle-même devient une femme, lui permet de vaincre sa solitude (p. 110-111), une mère qui l'accueille en son sein (p. 112-116) : « Speranza se chargeait de tous les attribut de la maternité » (p. 114).

- Quand il croit se retrouver seul de nouveau, après le départ du Whitebird, la solitude devient aussi porteuse du temps, de son âge. Alors qu'il avait comme rajeuni, il semble retrouver son âge réel (p. 268).

La rencontre et la relation avec Vendredi :

Elles sont une autre manière de poursuivre la réflexion sur le sujet : le bonheur de Robinson, au fur et à mesure qu'il abandonne son statut d'homme occidental, qu'il laisse Vendredi le transformer en homme de la nature, ses pensées sur ce que constitue Vendredi pour lui, permettent d'offrir un contrepoint à la première partie du roman. Dès le lendemain de l'arrivée de Vendredi, il recouvre la faculté de rire (p. 154).

Sa relation avec Vendredi reproduit dans un premier temps, en quelque sorte, sa solitude : Vendredi est lui-même, puisque totalement soumis. Aucun échange réel n'existe (rappel du début de l'extrait du Discours de Césaire). Vendredi est une prolongation de lui-même : « c'est moi tout entier qui agis et pense en lui » (p. 163).

Puis il le considère comme un frère, s'étonne d'avoir « pu vivre si longtemps avec lui, pour ainsi dire sans le voir » (p. 239). Il est pour Robinson « toute l'humanité rassemblée en un individu » (p. 239). Vendredi ressent aussi cette « soif de l'humain » (p. 240) en vivant aux côtés de Robinson : il ne peut non plus vivre seul.

Il est à noter que si la relation humaine est évoquée comme nécessaire, celle que Robinson et Vendredi ont instauré est supérieure à celle de la rencontre avec l'équipage du navire à la fin : p. 250, Robinson note que cette rencontre constitue pour lui « une redoutable épreuve ».

b) Qui est « primitif », qui est « civilisé » ?

Le choix de Tournier de ces deux personnages repose en partie sur leur opposition traditionnelle dans l'imaginaire occidental : il est ainsi évoqué « l'antagonisme souvent décrit entre l'Anglais méthodique, avare et mélancolique, et le « natif » primesautier, prodigue et rieur » (p. 200). Cependant Tournier souhaite dépasser cette oposition, ces images clichés.

Vendredi, le « primitif » :

- La présentation physique de Vendredi, quand Robinson le rencontre, le relie à l'image traditionnelle du « sauvage » : il est nu, noir de peau (p. 151). Le narrateur oppose clairement à ce moment de la rencontre cet « homme noir et nu », qui cherche à « poser sur sa nuque le pied » de Robinson, et l'« homme blanc et barbu […], la tête couverte d'un bonnet de fourrure et farcie par trois millénaires de civilisation occidentale » (p. 152).

- Ainsi, le regard de Robinson sur son compagnon, est d'abord marqué par le regard occidental de l'époque : Vendredi est « au plus bas degré de la condition humaine », appartient à une de « ces races inférieures » (p. 155), ajoutant qu'« un sauvage n'est pas un être humain à part entière » (p. 156). La primitivité supposée de Vendredi est celle que le racisme de son époque attribue aux populations lointaines et exotiques. Robinson va même jusqu'à penser une proximité entre Vendredi et les animaux (p. 182 : « Il est de plain-pied avec eux »), rappelant certains discours tenus pendant des siècles. Il le qualifie de « nègre » (p. 188).

- Répondant à une vision traditionnelle de ces populations, Vendredi ne se soucie pas du quotidien. Il n'a pas l'idée de partir à la recherche de Robinson, disparu pendant la nuit (p. 167). Il ne participe aux cultures, à l'élevage que parce que Robinson le lui demande : cela n'a aucune valeur pour lui. Il rappelle de ce fait une vie de cueillette et de chasse de certaines tribus. La vision insouciante de Vendredi, à l'instar d'un enfant (les indigènes ont parfois été considérés par les colons européens comme de grands enfants), apparaît de temps à autre : il est désigné comme un enfant par Robinson (p. 164) ; il vide la rizière de son eau pour sauver Tenn puis s'éloigne : « L'idée que la récolte de riz était perdue ne l'avait pas effleuré » (p. 172).

- Vendredi est proche de la nature, par ses connaissances sur le milieu local : voir son apparence quand il se déguise en « homme-plante » (p. 175). Il a une complicité innée avec les animaux (p. 176),Tenn par exemple.

Robinson métamorphosé par Vendredi :

La civilisation est vouée à l'échec sur l'île.

L'argent, signe d'une civilisation organisée, d'une société où les membres bsent une partie de leur existence sur sa recherche, l'argent est ce qui guidera en partie la première relation de Robinson avec Vendredi. Mais il ne le conduit pas au bonheur. Et, dans une société de deux individus, il est inutile, d'autant que l'argent ne signifie rien pour Vendredi. Lorsque Robinson observe les marins du Whitebird, il critique « ce qu'ils avaient tous en but » : « telle acquisition, telle richesse, telle satisaction, mais pourquoi cette acquisition, cette richesse, cette satisfaction ? » (p. 259).

Le travail est aussi une valeur absente de la vie de Vendredi. On sait combien Robinson a travaillé pour se recréer un univers à la mesure de celui qu'il connaissait (maison, cultures, élevage, ...). Et le travail est lié à la manière de voir le temps : « Vendredi ne travaillait à proprement parler jamais. Ignorant toute notion de passé et de futur, il vivait enfermé dans l'instant présent » (p. 203). Pour Robinson, avant l'explosion, « le temps passait vite et utilement, d'autant plus vite qu'il était plus utilement employé » (p. 233). Ensuite, « il [lui] semble revivre sans cesse la même journée » (p. 234) et cela est un bonheur pour lui. Robinson apprend auprès de Vendredi à se détacher des fonctions utilitaristes des gestes et actes du quotidien : ce que l'on fait ne doit pas forcément avoir une conséquence concrète sur la vie de celui qui le produit (apporter à manger, protéger, …). Les flèches ne servent pas à chasser mais doivent voler éternellement (p. 207). Le bouc est tué comme un adversaire. Il n'a pas vocation à servir de repas : il sera honoré, poursuivra son existence en volant (p. 214 et suivantes).

Dès qu'il se réveille après l'explosion, Robinson pense à Vendredi comme à un « initiateur » (p. 201). Il s sent « libre » (p. 202). Il était son père et maître, il devient son frère (p. 204). C'est donc toute la relation à l'autre qui change. Robinson est l'égal de Vendredi (p. 224) : d'une relation inégalitaire, donc in-humaine, on passe à une relation respectueuse, humaine (p. 224), où tout racisme est exclu. Vendredi civilise Robinson. Vendredi trouve le moyen de passer sa colère à propos de Robinson d'une autre manière que par la violence physique directe. Il invente les marionnettes représentant l'autre : il évite ainsi aux deux compagnons de sombrer dans des instincts de vengeance, propres peut-être aux animaux. Ainsi, « entre eux, ils n'avaient que des gentillesses » (p. 226). Vendredi est aussi capable de se mettre à la place de Robinson de l'ancien Robinson). C'est le sens des déguisements. Il initie donc, dans un sens certes critique de ce qu'était leur ancienne relation, un renversement des rôles : quelle meilleure image pour montrer sa capacité à l'écoute de l'autre que de se mettre à sa place ? (rappel de Las Casas dans le 3è extrait étudié). Robinson appelle de ses vœux sa capacité à devenir Vendredi : « Donne-moi le visage de Vendredi, épanoui par le rire, taillé tout entier pour le rire » (p. 232).

Robinson observe Vendredi. Celui-ci ne se pose pas en instructeur, n'impose pas son autorité par les savoirs et la conscience d'être devenu un modèle pour son compagnon Robinson.

Vendredi reste en partie un mystère pour son ancien maître. Ainsi, « Robinson se [demande] longtemps quelle pouvait être la signification de ces tirs à l'arc. Il [croit] le comprendre enfin un jour », mais est-ce la réalité ? Robinson observe et tente de comprendre ce compagnon si différent de lui : quand il tait maître, il ne le regardait pas vraiment. Il lui imposait sa manière d'être. Dans la deuxième partie du roman, Robinson regarde vraiment Vendredi, qui ne s'explique pas sur ses activités. Et il le mime : Vendredi aime à passer du temps dans les arbres ? (p. 215) Robinson finit par y prendre goût aussi (p. 216-218) et découvre un autre point de vue sur l'île, et une communion avec la nature q'il n'avait jamais connue. Il apprend de Vendredi sans que celui-ci ne lui dispense de leçons directement. A de nombreuses eprises, il est indiqué que Robinson « comprend » ce que fait Vendredi, pourquoi il agit de telle et telle manière.

II- L'exotisme

a) L'île :

* Une prison et un lieu de refuge et de protection :

Une prison : Robinson cherche dans un premier temps à s'échapper de l'île. Symboliquement, ce petit territoire isolé au milieu de l'eau l'enferme dans ses frontières, et dans sa solitude. Il va donc tenter de la quitter pour rejoindre des contrées habitées, donc plus humaines selon lui. La solitude est inhumaine, fait tendre Robinson vers la folie (« la peur de perdre l'esprit l'avait effleuré de son aile. Elle ne devait plus le quitter » (p. 23).

Au tout début de sa présence sur l'île, il ne veut pas tenter quoi que ce soit qui représente un signe de son installation dans l'île : « par une crainte superstitieuse, il lui semblait qu'en faisant quoi que ce fût pour organiser sa vie sur ces rivages, il renonçait aux chances qu'il avait d'être rapidement recueilli » (p. 21). Il ne veut même pas regarder l'île : « Tournant le dos obstinément à la terre, il n'avait d'yeux que pour la surface bombée et métallique de la mer d'où viendrait bientôt le salut » (p. 21-22). Le dernier terme, emprunt de religiosité, insiste ainsi sur le fait qu'il ne se sent pas appartenir à ce territoire. La recherche des signaux pour attirer un navire passant au large, le souhait d'une délivrance prochaine (« ce rivage où dans quelques heures peut-être, demain ou après-demain au plus tard, un navire jetterait l'ancre pour lui » (p. 22), la construction d'un bateau baptisé symptomatiquement l'Évasion.

Un lieu de protection :

La figure de l'île-mère constitue sans doute la meilleure image de cette île protectrice. Il s'y croit « dans les bras de sa mère, femme forte, âme d'exception » (p. 114).

* Un espace clos et ouvert :

L'île est un lieu clos car elle est peu étendue, et considérée pendant un temps comme une prison (voir ci-dessus). Les moments que Robinson passent dans les boyaux sont aussi une manière de mettre en avant une île qui peut se réduire à un espace très étroit.

L'île va devenir progressivement un lieu ouvert car elle s'ouvre sur l'espace maritime environnant quand il navigue autour des côtes de celle-ci. Quand Vendredi s'échappe vers les hauteurs aériennes, quand Robinson devient adepte d'une religion solaire revisitée, l'espace s'élargit aux confins de l'espace au-dessus de la tête des deux personnages. Andoar vole et les deux compagnons l'observent en perdant « bientôt conscience d'eux-mêmes dans la grandeur du mystère où [communient] les éléments bruts » (p. 224). Quand Robinson monte la falaise au secours de Vendredi après sa lutte conre Andoar, il se retrouve comme entre terre et ciel (p. 212-213).

* Un lieu situé dans l'espace maritime réel et un lieu hors du temps humain : Désolé pour cette petite partie: je n'ai pas eu le temps de produire un corrigé précis.

Un lieu réel :

Il fallait aller chercher les éléments qui situent l'île sur le globe : au large des côtes du Chili, dans l'océan Pacifique.

Un lieu hors du temps humain :

Aller voir dans la deuxième partie du roman notamment tout ce qui concerne le temps vécu par les deux personnages, le changement de perception du passage du temps par Robinson, le fait qu'il semble rajeunir, qu'il ne se sait pas à la fin, quand le capitaine arrive, qu'il a passé autant de temps sur l'île...

* Un lieu et un personnage :

Un personnage :

- Il la nomme (Speranza). De plus, ce nom lui rappelle celui d'une Italienne de son passé (p. 49).

- Elle est d'ailleurs assimilée à une femme : à observer la carte de l'île qu'il a tracée, il se dit « qu'elle pouvait figurer le profil d'un corps féminin sans tête » (p. 49). C'est une « personne, de nature indiscutablement féminine » (p. 108). Elle lui rappelle sa sœur lorsqu'il est dans la souille, ou sa mère quand il est dans la grotte.

- Il parle d'elle comme d'un être humain qui peut être « mauvaise » et montrer « son visage de brute » (p. 54).

- Il dialogue avec elle, par ses paroles, mais aussi par ses gestes et actes (p. 60). Il vit « intensément avec elle » (p. 109) quand il s'enfonce dans la grotte. Il lui semble un jour, alors qu'il est allongé, qu'il est « comme sur quelqu'un » (p. 133). Elle est assimilée à une mère, quand il descend dans la grotte, puis à une amante (p. 143, les poèmes en témoignent : amour réciproque, île dotée de la parole ; p. 245 : elle est comparée à une épouse), avec laquelle les relations sexuelles font naître une plante nouvelle (p. 144-145), « ses filles » (p. 177). Elle finit par séduire aussi Vendredi (p. 190).

b) Le mythe du bon sauvage :

L'écart entre la civilisation, représentée par Robinson, et Vendredi, l'île, qui évoquent un monde naturel non formaté par l'homme, constitue l'un des sujets de ce roman. Juste après l'explosion, Robinson tente de rassembler des objets rescapés tandis que Vendredi finit de détruire ou de disperser ce qu'il trouve (p. 199).

- Robinson, dès le début, est contraint de se mettre nu, et est comparé à Adam, premier homme imaginé dans la Bible : « semblable au premier homme sous l'Arbre de la Connaissance » (p. 32). Il retrouve une forme d'innocence primitive. Le chien lui-même semble d'abord retourné à l'état sauvage (p. 34).

- L'île est, avant l'explosion, « une terre sauvage » à « maîtriser » (p. 51). Il finit par découvrir que l'île vit en dehors du temps. En s'accordant un jour une pause (la clepsydre est arrêtée), il s'aperçoit « que cette pause était moins son fait que celui de l'île tout entière » (p. 99), « moment d'innocence » selon lui. Il ressent alors une grande douceur descendue du ciel, un autre île « plus fraîche, plus chaude, plus fraternelle » (p. 100). Cette innocence se retrouve en un autre lieu de l'île, la grotte, qui « est un retour vers l'innocence perdue que chaque homme pleure secrètement » (p. 119).

- Tout ce qui a été relevé sur la proximité de Vendredi avec la nature relève aussi de cette question (voir ci-avant : Vendredi le primitif). La description des nombreuses beautés de l'île des moments où les personnages l'admirent, rappellent aussi ce mythe évoquant une perfection des commencements : elle est sauvage avant que Robinson de veuille l'administrer et reprend vite ses droits après l'explosion. Elle est généreuse, et évoque parfois le paradis originel de la Bible.

- Il faut toutefois préciser que Tournier fait de Vendredi un être possédant une réelle personnalité, éloignée de cette vision primaire du « sauvage » : « ce qui opposait Robinson et Vendredi dépassait (et englobait en même temps) l'antagonisme souvent décrit entre l'Anglais méthodique, avare et mélancolique, et le « natif » primesautier, prodigue et rieur » (p. 200). Vendredi est d'abord un être profondément libre.

Commenter cet article