AP Oral de français du 18 janvier 2016

Publié le par Yann Le Texier

Suite à l'entraînement à l'oral de français durant l'AP des 1ères ES ce lundi 18 janvier, voici quelques remarques rédigées au cours de votre préparation à l'aide de mes observations de vos brouillons. Je précise que ce ne sont que quelques remarques faites au cours des 30 minutes de préparation et que ce document ne remplace pas l'autre, que vous pouvez lire sur ce blog, concernant la méthode de l'épreuve orale.

Rappel de la question : En quoi ce début de pièce est-il une scène d'exposition ?

Défauts observés lors de la préparation :

  • Ne pas rédiger les intitulés des deux ou trois parties choisis en haut du brouillon, dans l’introduction : il faut rédiger l’ensemble des intitulés de parties dès l’introduction afin de :

- les avoir sous les yeux au moment de l’annonce dans l’introduction

- avoir une vision globale du plan avant de commencer (cela permet de vérifier si le plan répond à la question posée, et est complet).

  • Avoir oublié le sens de certains termes techniques courants. Ex. scène d’exposition (pour le genre théâtral).
  • Rédiger tout : vous n’en avez pas le temps. Faites-le éventuellement pour l’introduction si cela vous permet de vous lancer, de gérer le stress au début de votre exposé.
  • Ne pas utiliser le polycopié où est imprimé le texte : le mieux est de ne pas recopier les citations mais d’avoir un jeu de couleurs par parties par exemple. Ne mettre que les numéros de lignes sur le brouillon.
  • Les brouillons qui seront fournis seront des feuilles A 4, pas de petites feuilles (A 5). Une possibilité pour les utiliser (c’est une proposition, à vous de voir) : avoir une feuille différente pour chaque partie. Cela permet notamment de laisser de côté une partie et d’y revenir quand une idée nouvelle surgit. Les deux ou trois parties peuvent même ainsi parfois être construites, explicitées, étudiées en même temps.

Bien les numéroter pour ne pas se perdre !

  • Ne pas tenir compte de la question posée pour construire le plan. Il faut d’abord analyser où est le problème sous-jacent à la question posée par l’examinateur.

Les points forts de la présentation orale proposée :

  • Présentation du texte correcte.
  • Lecture assez expressive du texte. Il faut lire les didascalies (ce qui a été fait).
  • La question posée a été prise en compte.
  • L’expression orale était plutôt respectueuse de la grammaire.
  • En conclusion, on synthétise, on répond à la question posée. Pour l’ouverture : références au mouvement littéraire, au genre littéraire, ou comparaison avec le reste de l’œuvre ou avec un autre texte étudié (lecture analytique ou cursive).

Les points un peu plus faibles de la présentation orale proposée :

  • L’intitulé de la 1ère partie n’était pas très compréhensible. De plus, il faut indiquer clairement que l’on débute une partie, que l’on passe d’une partie à une autre, que l’on va conclure.
  • La notion de « scène d’exposition », centrale dans cette question, n’a pas été définie dès l’introduction. Les analyses proposées ne se rattachaient pas explicitement à la question posée, alors que l’on doit sentir tout du long que tout permet de répondre à la problématique suggérée par la question posée.
  • Les analyses n’ont été que trop rarement appuyées par des citations du texte. Ces citations doivent ensuite régulièrement être rapidement analysées du point de vue stylistique.
  • Le temps n’a pas été respecté, mais en faisant ce que j’ai indiqué dans le point précédent, ce défaut sera facilement évité.
  • Des répétitions d’analyses : on peut les éviter en ayant en tête la problématique générale de l’exposé, et en citant le texte.
  • Beckett n’appartient pas au Nouveau roman, mais au Théâtre de l’absurde.

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