Lecture analytique : extrait de L'Assommoir de Zola

Publié le par Yann Le Texier

Lecture analytique : extrait de L'Assommoir de Zola

NB. Cette lecture analytique suit (presque) le plan suivi en classe. Elle est parfois bien plus précise. Comme pour toutes les lectures analytiques de l'année, il ne s'agit pas de tout apprendre par cœur, mais de bien comprendre la logique des axes de lecture (les parties) suivies, afin de pouvoir retrouver par vous-mêmes les différents aspects majeurs de ce texte.

I- En quoi le narrateur nous offre-t-il l'étude clinique d'une déchéance ?

1- Coupeau apparaît comme un homme transformé

* Références aux changements (cf. termes qui évoquent une évolution) + par des oppositions (avant/après) :

- 1er paragraphe : sens du verbe « commençait » (l. 1) & valeur durative, progressive de l'imparfait ; « prendrait » (l. 2) = conditionnel à valeur future ; « filait » (l. 4) = imparfait à valeur durative ; « était passée » (l. 5) = retour en arrière par le plus-que-parfait pour marquer le passage d'un état de santé correct à un état de santé dégradé, accentué par le nom à sens temporel (« l'heure »), et avec l'opposition entre « donner des couleurs » & « verts » (l. 7) ; « ne... plus » (l. 5) = marque d'un changement effectif ; « avait fondu » (l. 7) = plus-que-parfait marquant un changement avec ce qu'il est (rapporté à l'imparfait et au passé simple) ; « tournait » et « se plombait » (l. 7) = verbes marquant une évolution progressive.

- 3è paragraphe : évolution marquée par les étapes « d'abord » (l. 19), « puis » (l. 21), « d'autres fois » (l. 26) + même type d'expression (verbes, …) qu'au 1er paragraphe : les plus-que-parfait (l. 19, 21, 22) = retour en arrière sur les 1ers signes de la maladie, signifiant aussi qu'au "présent" du récit, Coupeau est parvenu à un stade plus avancé de sa maladie ; « ne... plus » (l. 24, 29) ; « se changer en » (l. 22, « tournait à » (l. 30) = verbes exprimant un changement progressif.

* toutes les références à la mort : Coupeau apparaît déjà comme un cadavre (dans une sort d'anticipation puisqu'il va mourir plus tard dans le récit) : l. 7-8 « sécot » & « macchabée »), l. 14 (« plié en deux » = il n'est plus debout comme un être humain vivant ; on parle de ses os comme s'il était un squelette).

* les comparaisons à : la viande (il devient un simple morceau de viande, un morceau d'animal de boucherie et non un être humain à part entière : l. 6 « l'engraissait » & « sa vilaine graisse jaune », l. 22 « la viande ») ; un malfaiteur (l. 28-29) ; une vieille femme (l. 30) : changement d'identité de Coupeau qui n'est plus lui-même, qui devient autre.

2- Les nombreux symptômes de maladie ressentis par Coupeau

* Abondance des signes cliniques de la déchéance corporelle : références incessantes au corps, à des parties du corps qui sont dégradées, affaiblies, qui ne fonctionnent plus normalement (= réactions du corps à l'alcoolisme trop prononcé) + excrétions du corps :

- ce qui a disparu : la graisse a disparu & il a maigri (l. 6-7) ; « l'appétit lui aussi, était rasé » (l. 9) = par le changement de paragraphe et le connecteur logique d'addition « aussi » placé en milieu de phrase, mise en évidence que l'amaigrissement n'est pas le seul symptôme ; « son estomac se barrait » (l. 11 : se barrer = s'en aller, autre signe de disparition) ; voir aussi ci-dessous ce qui concerne la disparition de ses capacités à voir, entendre, …

- symptômes habituels de maladies : le teint vert (l. 7), la toux (l. 14), les tremblements & frissons (l. 14, 26-27, 27-33) les étourdissements (l. 24, 25) ; excrétions anormales du corps : l. 14-15 la pituite (décrite de plus en détails après l'avoir nommée : « quelque chose... gorge » : insistance sur ce symptôme) ; le pot de chambre ne sert pas normalement à cracher (l. 16), donc ce qui sort de la bouche de Coupeau est assimilé aux excréments ou l'urine, déchets de l'organisme.

- Noter l'apparition progressive de troubles dans les perceptions sensorielles : le goût (« il n'avait plus eu de goût » l. 9), le toucher (« un petit tremblement de ses deux mains » l. 28, « il empoignait son verre, pariait de le tenir immobile » l. 30-31), l'ouïe (« les oreilles bourdonnantes » l. 24), et la vue (« les yeux aveuglés d'étincelles » l. 24 : noter le terme lié à l'aveuglement, à la disparition de cette capacité ; « tout lui paraissait jaune, les maisons dansaient » l. 25). Tous les sens sont donc atteints.

* Noter que les symptômes ressentis par Coupeau sont évoqués en détails, scientifiquement observés, conformément à la méthode naturaliste : longueur de l'extrait tout entier centré sur les différents symptômes, variété des symptômes évoqués (teint extérieur ; corps dans son ensemble ; différentes parties du corps ; symptômes internes au corps de Coupeau sur l'appétit, ce qui lui ramone la gorge l. 15, les chatouilles et les crampes l. 21-22 ; tremblements ; …). Quand un symptôme est évoqué, il est précisé, affiné : l. 9 on annonce son manque d'appétit et jusqu'à la ligne 13 on précise ; le narrateur annonce qu'il tousse l. 14 et précise ensuite jusqu'à la ligne 16 ; le narrateur parle d'étourdissement (« étourdi » l. 24) et précise ensuite (jusqu'à « s'étaler », l. 24, 25, 26) ; on évoque le tremblement d'abord des deux mains l. 27-28 puis on détaille sur la main droite qui est la plus concernée par le problème (l. 28 à 33).

II- Comment le narrateur montre-t-il que Coupeau est un homme qui ne s'appartient plus ?

1- L'alcool dirige Coupeau : il n'est plus le maître de lui-même

* À plusieurs moments, l'alcool est sujet actif du verbe : « le vitriol commençait à faire son ravage » (l. 1-2 : l'alcool agit de lui-même et est associé à la destruction par le mot « ravage », dont le possessif « son » monte combien cette destruction est bien celle provoquée par l'alcool, est la sienne) ; « le cric lui donnait des couleurs » (l. 5) ; « le sacré chien l'engraissait » l. 6) ; « un vrai remède dont le feu lui cautérisait les boyaux » (l. 18 : le feu de l'alcool s'insinue comme de lui-même dans son corps et vient apaiser la douleur, le manque) ; « le verre, malgré son effort, dansait le chahut, dansait à droite, sautait à gauche » (l. 31-32 : « le verre » = le verre d'alcool ; apposition et opposition du GN « le verre » et du Complément circonstanciel indiquant que Coupeau tente de reprendre le contrôle, « malgré » soulignant qu'il ne peut s'opposer à a force agissante du verre placé en sujet actif des verbes et en tête de phrase pour souligner qu'il dirige Coupeau, la main de celui-ci ; les verbes de mouvements incessants et signifiant des mouvements importants, par leur sens et par leur énumération, montrent combien l'alcool a du pouvoir sur Coupeau, que celui-ci n'a aucune prise sur l'alcool qui le fait agir).

* L'alcool, liquide (l. 12 « eau-de-vie », le mot « eau » apparaissant dans l'expression ; verre, tonneau, « des litres » l. 36), est associé aux autres liquides : l'eau de la mare où il pourrit comme cadavre (l. 8), les crachats (l. 14-15), l'eau glacée du frisson (comparaison l. 26-27) : l'alcool est ainsi présenté comme source de maladie et de mort, associé directement à la maladie et à la mort.

2- Coupeau n'est plus maître de son propre corps qui semble agir indépendamment

Coupeau semble être agi par son propre corps, par des parties de celui-ci : son esprit semble ne plus pouvoir contrôler son corps, signe d'une déchéance avancée.

* À certains moments, des parties de son corps agissent seules : « sa vilaine graisse avait fondu » (l. 6-7 : elle est sujet actif du verbe, comme si elle agissait de manière autonome) ; « son estomac se barrait, ses dents molles refusaient de mâcher » (l. 11 : l'estomac et les dents sont sujets de leur verbe et les dents sont personnifiées puisqu'elles sont dotées de volonté par le refus) ; « il avait senti des chatouilles, des picotements » (l. 19) + « on lui faisait des minettes »(l. 20) = Coupeau ressent mais n'est pas responsable de ces sensations, le « on lui faisait » montrant qu'il est désigné par un pronom personnel complément, non acteur de ce qui lui arrive ; « ses jambes étaient devenues lourdes » (l. 21 : elles ne sont pas responsables de cette lourdeur) ; « il avait un grand frisson » (l. 26 : le verbe « avoir » constate, n'est pas un verbe d'action) ; « la main droite surtout devait avoir commis un mauvais coup, tant elle avait des cauchemars » (l. 28-29 : il en est réduit à faire des hypothèses sur sa propre main, cf. verbe « devoir » + verbe infinitif, comme s'il ne la connaissait pas, comme si elle agissait seule. Elle est personnifiée puisqu'elle est comparée à un voleur et à une personne qui rêve).

* On note parfois des oppositions entre la volonté de Coupeau et ce que son corps fait : il ne peut s'y opposer : voir le refus des dents de mâcher (l. 11) ; voir le fait que Coupeau passe du rire où il accepte les chatouilles à l'absence de rire quand les chatouilles se changent en crampes (« il rigolait » l. 20 ; « Ça lui semblait moins drôle. Il ne riait plus » l. 23) ; voir l'analyse sur les lignes 31-33 ci-dessus dans le 1.

3- Coupeau perd aussi le contrôle sur sa raison, interprète mal les événements

* Des sensations troublées : un homme coupé du monde : voir les soucis avec ses sens qui dysfonctionnent (étudié dans le I-2). Les sens sont notre accès au monde extérieur. Pour Coupeau, rien n'a plus de goût, même « la ratatouille la mieux accommodée » (l. 10-11), il n'entend plus bien, ne voit plus bien.

* Un homme coupé de lui-même : il se ment ou accuse le monde extérieur de ce qu'il est devenu. On note donc une absence de prise de responsabilité personnelle : « il racontait qu'on lui faisait des minettes, que sa bourgeoise devait mettre du poil à gratter entre les draps » (l. 20-21 : discours rapporté au style indirect, derrière ce verbe de parole « racontait ». Il s'agit donc de ce qu'il dit, de sa manière d'interpréter ce symptôme. Nous lecteurs savons qu'il se trompe, au vu de ce qui a précédé dans le texte et qui annonce clairement que l'alcool est responsable de sa dégradation. On voit aussi mal Gervaise mettre du poil à gratter dans le lit dans lequel elle dort, surtout qu'elle n'a pas le cœur à rire comme l'indique le 1er paragraphe) ; « tout lui paraissait jaune, les maisons dansaient » (l. 25 : le verbe « paraître » indique une impression personnelle du personnage et suppose qu'elle est fausse, et bien sûr les maisons ne peuvent danser) ; l. 33-34 = « gueulant qu'il » signale encore des paroles rapportées au style indirect, et donc une manière de rendre compte de sa manière d'envisager la situation. Les dizaines de verres ne paraissent pas raisonnables au vu de l'état dans lequel il se trouve (le tremblement énorme des mains signalé juste avant) et soulever un tonneau avec un doigt relève de l'impossible, même en étant sobre. « sans remuer un doigt » s'oppose aussi ironiquement aux nombreux mouvements de sa main pour boire le verre ; « accusant les omnibus qui passaient de lui bousculer son liquide » l. 37 = encore une parole rapportée au style indirect et qui est irrationnelle, les omnibus ne pouvant faire trembler le sol au point de lui faire renverser le contenu de son verre.

III- Comment le narrateur donne-t-il une force à cet extrait, plaçant le lecteur au plus près des événements et de Coupeau ?

1- Le jeu des points de vue et des paroles rapportées

Le narrateur varie les points de vue, adoptant celui de Coupeau pour souligner (cf. ci-avant II-3) qu'il ne perçoit plus son environnement correctement (en termes de sensations et de raisonnement), mais aussi un regard extérieur pour montrer la réalité de ce que Coupeau devient, et le regard de Gervaise au début et la fin de l'extrait, autre regard extérieur sur Coupeau.

* Les paroles rapportées sont nombreuses dans l'extrait : elles permettent de créer une illusion réaliste, mais surtout de donner la parole aux personnages pur percevoir leur point de vue sur la situation. Nous avons déjà vu (dans le II-3) que pour Coupeau, cela permet de faire comprendre combien il ne perçoit plus les choses correctement ni ne les interprète bien. Gervaise est plus sensée, représentant un peu le lecteur. Le but est aussi que le lecteur la prenne en pitié.

* Point de vue de Gervaise : « la blanchisseuse voyait arriver » (l. 2 : verbe visuel renforcé par le conditionnel « prendrait » l. 2 qui souligne une anticipation sur le futur de Coupeau) ; « la rendait naturellement plus sensible (l. 3-4). Les comparaisons au voisin permettent de donner une réalité à l'anticipation de Gervaise (« comme Bijard » l. 3, « le malheur qui la menaçait »/« malheur de la petite » l. 3-4) doivent effrayer le lecteur ; « Oui, Coupeau filait un mauvais coton » (l. 4-5 : l'aspect oral et familier qui débute par « oui » laisse entendre que ceci puisse être dit par Gervaise, surtout que le « oui » approuve son regard développé dans les lignes précédentes) ; « Gervaise lui disait au contraire de ne plus boire,s'il voulait cesser de trembler » (l. 34-35 : verbe de parole + paroles rapportées au style indirect. « au contraire » marque le fait que Gervaise est plus raisonnable, n'adhère pas, comme le lecteur, à ce que Coupeau a prétendu l. 33-34 : le dialogue entre les deux personnages, mis au style indirect met en valeur surtout le sens de ces paroles, et montre bien l'opposition entre les deux époux dans leur manière d'envisager la situation, ce que le passage à la ligne l. 36 et la réaction de Coupeau enchaînée aux paroles de Gervaise par le « et » souligne encore : « il se fichait d'elle »).

* Point de vue de Coupeau : voir en II-3 certaines analyses sur ce que Coupeau dit et ce que le lecteur peut ou non croire. L'absence de paroles rapportées au style direct signale que le narrateur reste sans cesse présent, ne laisse pas complètement la parole aux personnages, notamment à Coupeau. Cela permet de mettre à distance le contenu de ces paroles, d'exercer un regard critique et distancié sur ce que le personnage affirme : le narrateur peut signaler que ce que Coupeau dit est faux. Exemples : « lui semblait moins drôle » (l. 23 : le verbe « semblait » souligne la sensation personnelle de Coupeau mais montre aussi que ce n'est peut-être pas vrai) ; « tout lui paraissait » (l. 25 : même interprétation) ; « Nom de Dieu ! Il n'était donc plus un homme, il tournait à la vieille femme ! » (l. 29-31 : style indirect libre car pas de verbe de parole suivi d'une proposition subordonnée et changement des personnes et temps des verbes : cela crée une distance avec ce que Coupeau dit, montre son point de vue tout en ne se mettant pas complètement à sa place).

On peut noter aussi des moments où le narrateur feint de prendre le point de vue de Coupeau, mais en usant de termes inappropriés, comme Coupeau peut le faire, ce qui souligne encore une fois que le personnage se trompe sur son sort : « c'était sa ration, son manger et son boire, la seule nourriture qu'il digérât » (l. 12-13 : ceci contredit les phrases précédentes qui signalent son manque d'appétit. De plus, l'alcool ne peut être considéré comme de la nourriture solide, ne peut la remplacer. Les possessifs « son » renvoient à l'opinion de Coupeau, mais le mot « boire » est encadré entre « manger » et « nourriture », mots contradictoires, et « la seule nourriture » résume à la fois les mots « manger » et « boire », ce nom remplaçant les deux autres après la virgule : comment le mot « nourriture » peut-il remplacer ces deux mots dont il n'a le sens que du premier ?) ; « son premier verre de consolation, un vrai remède dont le feu lui cautérisait les boyaux » (l. 17-18 : le mot « remède » est contradictoire avec la situation d'un alcoolique. L'alcool ne peut être un médicament à la maladie de Coupeau puisque l'alcool est l'origine de cette maladie. De plus, ici aussi le mot « remède » semble reprendre le mot « verre » précédent alors qu'il ne peut en être donc l'équivalent. Quand on cautérise une plaie en la brûlant, c'est généralement faute d'une meilleure solution. C'est une solution d'urgence, pas de la vraie médecine. Boire pour Coupeau apaise sa douleur, son manque de drogué de l'alcool, mais ne résout en rien son problème d'alcoolisme).

* Les gros plans : le fait que le narrateur s'attarde sur des parties du corps de Coupeau (teint, estomac, dents, jambes, oreilles, yeux, mains, main droite) ou sur des moments particuliers de sa vie (lever le matin, moments d'étourdissements, moments où il boit) permet au lecteur de visualiser ou ces parties du corps ou d'imaginer ces moments particuliers.

Au final, les paroles rapportées donnent une vie au passage, laisse le lecteur imaginer les personnages, les voir, les entendre. Leurs propos ne peuvent donc que le frapper. Et il ne peut donc que se dissocier des paroles de Coupeau, être horrifié par la vision de cet être qui s'enfonce toujours plus dans la déchéance.

2- Le niveau de langue familier et argotique

Le niveau de langue choisi par Zola est familier et argotique : voir le lexique mis au dos de votre feuille. Ceci permet de rendre compte des paroles des personnages, de se fondre dans le milieu social des personnages, pauvres parisiens, qui s'expriment ainsi. Outre le réalisme que cela crée, cela permet de faire entendre la manière dont les personnages s'expriment, de comprendre la violence de Coupeau, son acharnement à s'enfoncer dans son alcoolisme, et l'incapacité de Gervaise à le raisonner. Les termes peuvent en effet paraître violents, forts, accentuant l'aspect physique pitoyable de Coupeau.

Conclusion

* Un extrait qui illustre le naturalisme de Zola : personnage populaire, situation réaliste, science de l'observation des détails, langage cru.

* Une volonté d'emmener le lecteur au plus près d'une réalité sordide. Le personnage est le reflet du réel (habitudes d'une partie du monde pauvre ouvrier de la 2è moitié du XIXè siècle) & un repoussoir (message social de Zola pour dénoncer cet alcoolisme à son époque).

* Un personnage loin du héros antique, médiéval, classique : image de l'antihéros, laid, au physique horrible, mais aussi qui ne se maîtrise plus et qui sombre de plus en plus dans la déchéance, s'éloigne d'un être humain digne de lui-même.

Lecture analytique : extrait de L'Assommoir de Zola
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